Fouilles archéologiques

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Les fouilles archéologiques liées à la ligne 1 du tramway ont mis au jour cinq siècles d’histoire niçoise, notamment des éléments de fortification médiévale et moderne.

Le Pont-Vieux (2006 – 2007)

Le diagnostic archéologique lié à la construction de la ligne 1 du tramway a permis de dégager plusieurs vestiges, notamment le Pont-Vieux et la Porte Pairolière. La fouille du Pont-Vieux s’est déroulée sur 2 secteurs : la zone principale située sur le boulevard Jean-Jaurès et celle de l’ancien escalier de la rue du Pont-Vieux, qui met en communication le boulevard avec la vieille ville.

Un peu d’histoire… Un rôle défensif et commercial

Le Pont-Vieux se situait dans l’axe de la rue du Pont, qui accueillait des boutiques médiévales. La présence d’une porte-péage sur le pont permettait de contrôler l’accès au Vieux Nice et de percevoir un droit sur les marchandises qui entraient en ville. L’histoire de ce pont est très mouvementée : les sièges de la ville de Nice et les crues violentes du Paillon l’ont plusieurs fois détruit, jusqu’à sa disparition complète en 1921.

 

La porte Pairolière (2006 – 2007)

Les fouilles archéologiques de la ligne 1 du tramway ont aussi mis au jour les vestiges d’un ensemble fortifié centré autour de la porte Pairolière. La fouille s’est déroulée pendant huit mois sur un périmètre de 2 000 m2 et une profondeur de
6 mètres
par endroits. Depuis octobre 2012, ces fouilles sont accessibles au public grâce à l’aménagement d’une crypte archéologique en sous-sol.

Un peu d’histoire… Un élément de défense du Comté de Nice

La porte Pairolière était la plus importante des trois portes qui permettaient de sortir de Nice. Au XVIe siècle, l’évolution de l’artillerie nécessite de renforcer la fortification de la ville. La porte est alors protégée par un bastion en forme d’as de pique qui prend le nom de la chapelle Saint-Sébastien voisine. Élément central dans la défense du Comté de Nice, la porte Pairolière disparaîtra en 1706, sur l’ordre de Louis XIV, tombant dans l’oubli pour trois siècles.

 

Chronologie des fouilles

Janvier 2003 : analyse du tracé du tramway

Des recherches documentaires permettent d’identifier les parties du tracé susceptibles d’être analysées. Le boulevard
Jean-Jaurès est identifié comme un secteur au sous-sol intéressant.

 

Octobre 2003 – février 2004 : diagnostic archéologique

Les premiers travaux sur le boulevard Jean-Jaurès permettent aux archéologues de repérer des vestiges (Pont-Vieux,
Tour Pairolière).

 

2004 : arrêté de fouilles prescrit par le préfet

Les conclusions du diagnostic sont remises à la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) qui permet au Préfet
de Région de prescrire un arrêté de fouilles.

 

Octobre 2006 : démarrage des fouilles

Révision des travaux de déviation de réseaux pour le tramway. Le coup d’envoi des fouilles est donné.

 

Mars 2007 : construction de la plate-forme

La pose des poutres supportant la plate-forme du tramway interrompt le chantier de fouilles pour quelques mois, le temps de constituer la couverture de la future crypte.

 

Septembre 2007 : arrêt des fouilles

La fouille se termina 4 mois après la fin de l’installation de la dalle du tramway, et aura permis de dégager les parties basses des fortifications médiévales et modernes.

 

Novembre 2007 : début d’exploitation

Mise en  service de la ligne 1 du tramway entre Las Planas et Pont Michel.

 

Octobre 2012 : inauguration et ouverture au public

Au printemps, la crypte archéologique de Nice est classée au titre des monuments historiques. L’inauguration a lieu
le 5 octobre, l’ouverture au public cinq jours plus tard.

 

 

La crypte archéologique de Nice

Classée au titre des monuments historiques au printemps 2012, la crypte pairolière de Nice est une immense salle souterraine de 2 000 msituée sous la place Garibaldi. Elle est comparable à la crypte du Louvre pour son intérêt historique, patrimonial et ses aménagements à destination du grand public.