L’accompagnement artistique de la ligne Ouest-Est

11 œuvres d’art jalonnent le tracé de la ligne 2.

Avec la création de la ligne Ouest-Est du tramway de Nice, la Métropole Nice Côte d’Azur, maître d’ouvrage du projet, a lancé avec le concours de la Direction Générale Adjointe de la Culture un programme de commandes artistiques.
Les 11,3 km de ligne et notamment, les 3,2 km souterrains avec leurs 4 stations, font l’objet d’installations d’œuvres d’art réalisées par des artistes de renommée internationale, inscrivant ainsi le paysage urbain de Nice Côte d’Azur dans le XXIème siècle.


STATION PAUL MONTEL / LES MOULINS : « Éloge du déplacement » de Philippe RAMETTE
Éloge du déplacement est un « geste graphique, léger et ondulant » qui serpente sur le boulevard Paul Montel. Les lignes de l’œuvre rappellent les rails du tram au sens propre comme au figuré car elles constituent pour Philippe Ramette une « voie mentale » et suggère, non sans poésie, l’existence de voies complémentaires et alternatives.

STATION FERBER : « Fruitée » de Joana VASCONCELOS
Avec un regard tout aussi complice que critique, Joana Vasconcelos s’approprie et décontextualise des objets de la vie courante et des réalités quotidiennes. Son cornet de glace, construit à travers l’accumulation de moules utilisés pour jouer sur la plage, invite à une réflexion sur les stratégies de séduction de la société contemporaine.
  

STATION CARRAS : « Hommage à Vénus » et « Poséidon » de Sacha SOSNO
Réinstallation dans le quartier Carras des deux sculptures de Sacha Sosno mettant en scène des figures de divinités antiques : « Poséidon » dieu grec de la mer et « Hommage à Vénus », déesse romaine de l’Amour.

STATION MAGNAN : « Métamorphose » de Jean Pierre RAYNAUD
Depuis les années 1960, Jean Pierre Raynaud détourne le pot de sa fonction originelle. Il donne une dimension mystique à cet objet du quotidien qui évoque la vie et la nature. Le long du mail aux abords de la station Magnan, ces deux pots dorés et monumentaux nous questionnent sur leur symbolique et leur rapport à l’espace.

STATION ALSACE-LORRAINE : « Double voie » de Jean-Charles BLAIS
L’artiste propose au niveau des deux tympans des quais, un travail sur le principe de la démultiplication des figures à travers des silhouettes inspirées du visage de Janus, dieu du panthéon romain qui règne sur le monde des choix, du passage et des portes.

STATION MASSÉNA : « La Liberté » de Stéphane PENCRÉAC’H
Stéphane Pencréac’h s’inscrit dans la grande tradition de la sculpture publique à travers un parcours de cinq figures, soit autant de symboles et d’allusions au patrimoine, à l’histoire et à la République. Cet ensemble en bronze, composé d’un aigle et de quatre personnages ailés dont une femme et trois enfants, constitue une véritable allégorie de la Liberté.

STATION DURANDY : « SOAVE » de Tania MOURAUD
L’œuvre de Tania Mouraud s’inspire de la célèbre aria Cosi Fan Tutte. Soave sia il vento créée en 1790 par Wolfgang Amadeus Mozart sur un livret de Lorenzo da Ponte. Le texte qui compose l’œuvre a volontairement été inscrit en italien pour faire écho à l’histoire de Nice et à la biographie de Joseph Durandy dont le nom a été donné à la station.

 

STATION GARIBALDI / LE CHÂTEAU : « Pepin, la déesse et la mer » de Ernest PIGNON-ERNEST
Dans la grande salle des billets de la station Garibaldi, Ernest Pignon-Ernest présente un facsimilé de la déesse Nike, à l’origine du nom de Nice et plus connue sous le nom de Victoire de Samothrace, réalisé par les ateliers du musée du Louvre. L’épaule de Nike accueille le jeune Garibaldi en tenue de pêcheur. Derrière cette sculpture, élancée telle la proue d’un bateau sur plus de 3,50m, un écran retransmet en direct la vie du dehors : la sortie du port de Nice.

STATION PORT LYMPIA : « Lou Che » de Noël DOLLA
Cette sculpture symbolique est un hommage au courage de tous les marins et de tous les êtres humains. Lou Che trône fièrement à près de 14 mètres de hauteur, sur une structure composée de 4 piliers carrés en acier. C’est aussi le nom du petit bateau de Noël Dolla qui a son attache dans ce beau port de Nice, quartier où l’artiste vit et travaille depuis son enfance.

Sur l’ensemble de la ligne

1_MR_(c) Metropole Nice Cote d'Azur

« Tram track, sonals d’annonce » de Michel REDOLFI
Compositeur et designer son, Michel Redolfi prolonge le travail réalisé sur la ligne 1 en 2007 à l’intérieur des rames. Sa volonté est d’accompagner harmoniquement les usagers au cours de leurs déplacements tout en mettant à l’honneur le patrimoine et l’environnement sonore de la Ville de Nice, avec des annonces musicales et vocales variables au fil de la journée et du parcours.

« Tram 2 » de  Ben VAUTIER – calligraphie du nom des stations figurant dans les abris voyageurs
Dans la continuité de l’œuvre réalisée en 2007 pour la ligne 1, l’artiste ponctue le parcours du tramway avec ses mots écrits à la main. Reflétant une pensée de tous les jours, ces propos sont destinés à enrichir les perspectives du quotidien du quotidien des usagers par la réflexion, l’étonnement, le sourire, la gravité ou le questionnement.